GAMA BEREMA - Cristal Records

AVIS DES CRISTALIENS

 

LINE UP

Enregistrement par Frédéric Migeon à Gama Berema en 1999
Mastering par Cédric Beron
Coordination projet par Lionel Martin 
Photo cover de Marc Ambrogiani extraite du livre et de l‘exposition « Quand tu aimes il faut partir »
Morceaux traditionnels, arrangements Orchestra de Gama Berema
Les titres ont été transcrits par Paul Yombouno et sont écrits phonétiquement
Production Frédéric Migeon

CONCERTS

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GAMA BEREMA - Cristal Records

Kwi Bamba & l’Orchestre de Gama Berema

Sortie : 16/11/2108
Format: ,
REF : VINYLE

Résumé

L’album Kwi Bamba & l’Orchestre de Gama Berema ouvre une fenêtre sur un monde musical fort méconnu : les orchestres fédéraux de Guinée Conakry institués après l’indépendance du pays par le président Sékou Touré…

A la fois document historique et pépite musicale, l’album a été enregistré sur le terrain, à Gama Berema, frontière ivoirienne, en 1999.
Derrière le micro ECM-MS 907 Sony connecté à un enregistreur minidisc Sharp MD-MT 20 : Frédéric Migeon, directeur artistique jazz et musiques du monde au sein du label français Cristal Records (Maison de disques Cristal Groupe).

La sortie de cet album sur Ouch ! Records est son idée, comme Zanzibara, précédente sortie du label Ouch !, était l’idée de Gilles Fruchaux (Buda Musique). Cet album est la 5ème collaboration des labels Ouch ! Records et la maison de disques Cristal Groupe.

 

En savoir +

KWI BAMBA

Sékou Touré, premier président de Guinée Conakry a, dès son accession au pouvoir en 1958, misé sur la promotion de la culture nationale. Notamment il a développé la création d’orchestres fédéraux composés de musiciens ayant le statut de fonctionnaires…
Ces orchestres – dont le plus connu, Bembeya Jazz, orchestre de Beyla, le Nimba Jazz de N’Zérékoré, le Kaloum Star de Conakry ou bien encore les Amazones de Guinée composé exclusivement de femmes gendarmes – ont puisé leur inspiration dans la musique traditionnelle mandingue, soussou, et des autres ethnies vivant en Guinée, mais avec une instrumentation moderne intégrant guitares et basses électriques, batterie, percussions et une section cuivres. Leurs productions musicales étaient fixées sur le label Syliphone, régie d’état créée en 1967, qui a sorti 150 références jusqu’à sa disparition en 1983.

Kwi Bamba fut le saxophoniste du Nimba jazz de N’Zérékoré et apparait sur l’album « Gon bia bia », le LP du Nimba édité en 1980. Le Nimba Jazz avait l’originalité d’utiliser les rythmes et les chants si particuliers des ethnies animistes de la région de Guinée Forestière, notamment l’ethnie guerzé (ou Kpellé). Le groupe se dissoudra par la suite, mais Kwi Bamba arrivera à motiver de jeunes musiciens afin de maintenir le groupe en vie…

Quand Frédéric Migeon rencontre Kwi Bamba, en 1997, l’époque bénie de la musique comme outil de propagande du régime du président Sékou Touré était révolue ; et Kwi, simplement pour pouvoir jouer de la musique journellement faisait partie de la fanfare militaire de N’Zérékoré. La fanfare lui permettait également de bénéficier du prêt d’un instrument, en revanche les anches ne lui étaient pas fournies et il devait les fabriquer lui-même (et donc souffler très, très fort)…

Frédéric Migeon explique : “Un jour, Kwi, avec qui j’avais déjà enregistré des morceaux du Nimba Jazz reformé avec de jeunes musiciens et chanteurs, me propose d’enregistrer un orchestre dont il avait fait partie et qui souhaite réaliser une cassette audio destinée à la vente et à leur promotion…
Rendez-vous est pris et un samedi nous allons avec Kwi, à Gama Berema, cheflieu de sous-préfecture dans la préfecture de Lola, à la frontière ivoirienne.
Pour réaliser un bon enregistrement « studio », sans public, le groupe a réquisitionné une maison en cours de construction ; il s’avère que la pièce est trop exigüe pour contenir le groupe avec les amplis et enceintes, modèles XXL en provenance d’Union Soviétique ; aussi déménagement du matériel devant le bâtiment, présence du public pour assister à l’enregistrement et bruit de fond (enfin malheureusement pas trop au fond du groupe électrogène alimentant le système audio…
Après quelques litres de vin de raphia indispensable à tout événement en Guinée Forestière, enregistrement en une seule prise bien sûr, avec un faux départ, des micros siffleurs, un moteur qui ronronne, et un enregistreur minidisc tout petit qui m’oblige de façon systématique à faire écouter aux musiciens un morceau test pour assurer à mon matériel, ainsi qu’à moi un peu de crédibilité…
L’enregistrement est fait, et quelques semaines plus tard circule une cassette audio en Guinée Forestière, dupliquée en Côte d’Ivoire, avec une jaquette où ne figure aucun crédit, mais l’essentiel est avant tout que la musique existe, non ?
2018, les années ont passé, le village de Gama Berema, comme le reste de la région n’a pas été épargné par les maux, entre les enfants soldats libériens et le virus Ebola…
« Maître » Kwi était déjà âgé, je caresse l’espoir que lui ou ses descendants puissent écouter cet album…. Je suis heureux que ce moment de musique puisse continuer de vivre…

 

Tracklicting

FACE A

01. La Guinée walaye (1)
Donnons-nous la main, la Guinée est une famille…. / Let’s join our hands, Guinea is a family
02. Oulélé (2)
Je veux quitter mon village de Oulélé, laissez-moi partir de mon village de Oulélé… / want to leave my home village Oulélé, let me go away
03. Pélé ka noua (2)
Le jeu du mouchoir pratiqué par les enfants le soir, au clair de lune… / Hankerchief game played by children, at night, under the moon
04. Dama wey (1 & 2)
Je vais la nuit dans la forêt pour chasser. / Each night, I go hunting in the forest

FACE B

01. Wala la oué (1)
C’est la mère qui connait le mieux son enfant… / Mum knows her own child better than anyone else
02. Logouno ka nougé (1)
Que n’avons-nous pas encore fait nous deux ? / What haven’t we done yet together?
03. Neloungoro (2)
La jeune fille est belle et coquette, tous les hommes du village la désirent… mais elle est trop fière pour dire oui… / The young girl is beautiful and pretty, men of the village desire her, but she’s too proud to say yes

(1) En langue kono
(2) En langue guerzé

 

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Enregistrement par Frédéric Migeon à Gama Berema en 1999
Mastering par Cédric Beron
Coordination projet par Lionel Martin 
Photo cover de Marc Ambrogiani extraite du livre et de l‘exposition « Quand tu aimes il faut partir »
Morceaux traditionnels, arrangements Orchestra de Gama Berema
Les titres ont été transcrits par Paul Yombouno et sont écrits phonétiquement
Production Frédéric Migeon

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